au cœur de la cuisine niçoise, la courgette de nice se raconte comme un reportage gourmand sur la mémoire d’un territoire. aujourd’hui, nous la cuisinons dans une version accessible à tous, pensée pour une livraison 100 % placard, sans aucun produit frais. l’objectif : retrouver les saveurs du sud, même quand le frigo est presque vide, en s’appuyant sur les conserves, les épices et quelques astuces de chef. chaque geste sera expliqué simplement, comme si nous cuisinions ensemble, pas à pas, dans une petite cuisine familiale.
cette recette de courgettes de nice façon gratin niçois sec, pensée pour 4 personnes, repose sur une base de semoule parfumée, de tomates en conserve et d’un mélange d’herbes qui rappelle les jardins de la côte d’azur. les termes un peu techniques seront expliqués en italique, entre balises, pour que rien ne paraisse compliqué. objectif : transformer un simple plat de légumes en un vrai moment de cuisine du sud, chaleureux et rassurant.
25 minutes
35 minutes
facile
€€
Ingrédients
Ustensiles
Préparation
1. Préparer la base parfumée à la tomate
verser les tomates concassées dans une casserole à fond épais. ajouter le double concentré de tomate, les oignons séchés, l’ail semoule, les herbes de provence, le basilic séché, l’origan et le sucre. mélanger avec une spatule en silicone. porter à petite ébullitionfaire chauffer jusqu’à ce que de petites bulles remontent doucement à la surface sur feu doux pendant environ 10 minutes, en remuant régulièrement pour éviter que le fond n’accroche.
2. Hydrater les courgettes de nice
dans un bol, déposer les rondelles de courgettes de nice déshydratées. faire chauffer la moitié de l’eau en bouteille dans une bouilloire ou une casserole jusqu’à frémissementjuste avant l’ébullition, quand de petites bulles se forment mais que l’eau ne bout pas franchement. verser cette eau chaude sur les courgettes, couvrir avec une assiette et laisser réhydrater 10 à 12 minutes. les courgettes vont se gorger d’eau et retrouver une texture souple.
3. Préparer le bouillon pour la semoule
dans un récipient, mélanger le reste d’eau en bouteille avec le bouillon de légumes déshydraté. bien remuer pour le dissoudre. ajouter 1 cuillère à soupe d’huile d’olive et une pincée de sel. ce mélange servira à hydrater la semoule et à lui donner du goût, comme si elle avait cuit dans un jus de légumes.
4. Cuire la semoule comme un couscous
verser la semoule de blé dur dans un grand saladier. arroser avec le bouillon chaud. couvrir immédiatement avec un couvercle ou une assiette. laisser gonflerlaisser la semoule absorber le liquide sans remuer pendant 7 à 8 minutes. une fois le temps écoulé, égrener la semouleséparer les grains avec les doigts ou une fourchette pour éviter les paquets à l’aide d’une fourchette, en ajoutant un filet d’huile d’olive pour la rendre bien souple.
5. Finaliser la sauce niçoise
goûter la sauce tomate qui mijote. ajouter le sel, le poivre, le piment d’espelette, les câpres rincées brièvement sous l’eau et les olives noires égouttées. laisser cuire encore 5 minutes à feu doux pour que les arômes se mélangent. la sauce doit être assez épaisse pour napperrecouvrir légèrement le dos d’une cuillère sans couler trop vite.
6. Assembler le gratin façon courgette de nice
préchauffer le four à 190 °c, chaleur tournante si possible. huiler légèrement le plat à gratin avec un peu d’huile d’olive. déposer une première couche fine de semoule au fond du plat, en tassant très légèrement avec le dos d’une cuillère. répartir ensuite les courgettes réhydratées bien égouttées, puis verser la sauce tomate niçoise par-dessus. terminer par une fine couche de semoule sur le dessus, sans trop presser pour garder une texture légère.
7. Préparer la croûte croustillante
dans un petit bol, mélanger la chapelure, le parmesan râpé sec et la levure maltée. la levure maltée apporte une saveur fromagère et grilléegoût qui rappelle le fromage et la noisette, souvent utilisée en cuisine végétarienne. ajouter un filet d’huile d’olive et mélanger du bout des doigts pour obtenir une texture sableusequi ressemble à du sable mouillé, facile à saupoudrer. répartir ce mélange sur toute la surface du gratin.
8. Cuire et gratiner
placer le plat à gratin au centre du four. cuire 25 minutes à 190 °c, jusqu’à ce que la surface soit bien dorée et légèrement croustillante. si nécessaire, passer 2 à 3 minutes sous le grilfonction du four qui chauffe très fort par le haut pour dorer rapidement en surveillant attentivement pour ne pas brûler la croûte. laisser reposer le gratin 5 minutes hors du four avant de servir, pour qu’il se tienne mieux à la découpe.
Mon astuce de chef
pour donner encore plus de caractère à la courgette de nice sans utiliser de produits frais, ajouter une cuillère à soupe de poudre d’oignon rôtie ou de paprika fumé à la sauce tomate. ces poudres apportent une profondeur de goût qui rappelle la cuisson lente au four. si la semoule vous paraît un peu sèche après cuisson, arroser le gratin, dès la sortie du four, avec un filet d’huile d’olive supplémentaire : elle va s’infiltrer dans les couches et rendre le plat plus moelleux, comme un gratin qui a reposé en cuisine de restaurant.
Accords mets vins
pour accompagner cette courgette de nice façon gratin sec, un vin blanc du sud reste le choix le plus cohérent. privilégier un coteaux d’aix-en-provence blanc ou un cassis blanc, servis bien frais mais pas glacésentre 10 et 12 °c pour que les arômes d’herbes et de fruits ressortent. pour ceux qui préfèrent le rouge, un côtes-de-provence léger, peu tanniqueavec peu de sensation d’astringence et de bouche sèche, fonctionnera très bien.
en version sans alcool, un mélange d’eau pétillante, de jus de citron en bouteille et de sirop de thym ou de romarin recrée la sensation d’un apéritif du sud, tout en restant très simple à préparer avec des produits de placard.
L’info en plus
la courgette de nice, reconnaissable à sa forme allongée et légèrement renflée, est une actrice discrète mais essentielle de la cuisine niçoise. traditionnellement, elle se cuisine en farci, en beignets ou en gratins, souvent avec des herbes abondantes et de l’huile d’olive. dans cette version pensée pour le garde-manger, on adapte la tradition aux contraintes modernes : pas de marché, pas de produits ultra frais, mais l’envie de retrouver l’âme de la cuisine du sud.
ce type de plat rappelle la logique des cuisines méditerranéennes historiques, où l’on conservait beaucoup : légumes séchés, tomates en conserve, olives, câpres. l’idée n’est pas de copier exactement une recette de grand-mère, mais de respecter son esprit : peu d’ingrédients, de la patience, et un assaisonnement généreux qui fait voyager sans quitter la cuisine.

Julie est rédactrice passionnée par les sujets féminins. Elle explore avec sensibilité et enthousiasme des thématiques liées au bien-être, à la mode, à la vie quotidienne et aux inspirations au féminin, pour accompagner les lectrices dans toutes les facettes de leur vie.

